28.07.2010
chômage et climat : escroquerie intellectuelle
Voyant le gouvernement démissionnaire permettre aux personnes au chômage de travailler plus facilement afin de remettre en état ce que de récents «phénomènes» climatiques ont détruit, je suis aller vomir.
Bien sûr, cela choque. Et cela choquera de plein fouet les victimes, peut-être les chômeurs et chômeuses y voyant un espoir, personnes parmi lesquelles je pourrais être. Mais c’est bien l’action du gouvernement qui me choque, non que des personnes dans le besoin puissent bénéficier de cette véritable escroquerie intellectuelle.
On y verra peut-être l’intérêt des solidarités, mais celles-ci n’en sont pas, que du contraire ! Ce sont des bris de solidarités. A commencer par cette première, climat et chômage sont intimement liés, autant que nos concepts d’embauche et débauche, et participent à nos cultures. Mais ils ne sont pas liés ainsi par ce qui les fait dans la situation actuelle. Les dérèglements du climat et des «conquis» sociaux, comme ce qu’ils véhiculent, sont issus du capitalisme, de ce qui opportunément profite des bris de solidarités.
Cette mesure, si elle mettra en avant ces «bienfaits», ressemble avant tout à une sorte d’opium du Peuple, à un lubrifiant social comme peut l’être l’alcool. Il s’agit de faire taire la colère, de ne pas «chauffer la bile» comme nous dit l’étymologie de «colère».
Elle ne tient compte du malheur des unEs et des autres qu’en ce qu’il permet de ne pas «dé-penser». L’état ne «dé-pensera» pas les causes de ces dérèglements. Il ne «dé-pensera» pas la diminution passagère du chômage. Mais ne «dépensera» pas plus non plus. C’est même en termes d’économie que cela s’annoncera, synonyme de «bonne gouvernance» alors qu’elle conserve aussi ce qui devrait faire mémoire. Par éclatement de la «dépense» autant que de la «responsabilité». Refuser ce travail de solidarité, refuser d’y voir une politique serait irresponsable. Proche de la débauche sans doute.
Le lubrifiant social n’est là que pour favoriser la prise de vitesse, celle d’acceptation de politiques inacceptables. Et c’est ici dans le domaine du «travail utile» que nous avançons rapidement, allant vers l’idée d’une mise à disponibilité gratuite. Oui, oui, de l’esclavage, même si le lubrifiant vient faire croire en une action réversible car temporaire.
Puisque l’état ne peut «dé-penser», mais doit capitaliser et être capital, il oblige à une dépense d’énergie toujours croissante. Car ce refus à «dé-penser», favorisant sa prise de vitesse, induit une disparité et des distances de plus en plus grandes en son sein. Entre personnes, groupes sociaux et Peuples, mais aussi entre l’humanité et ce dont elle provient.
Ce qui appelle des mesures de contrôle et une action «sécuritaire» toujours plus fortes, plus invasives afin que tout fonctionne selon la même prise de vitesse. Il faut «savoir» et des «savoirs» qui viennent parasiter encore les solidarités nées de l’interdépendance globale donnant cet équilibre précaire qu’est «la vie». Car «il faut !» et cela n’est pas précaire. Guerres aux drogues illicites, au cholestérol, aux «terroristes», autant de publicités pour la certitude d’un patrimoine. Mais aussi une sorte de réchauffement global, relançant toujours plus l’urgence et les «dé-penses» incontrôlées. Seront «dé-pensées» les traditions, les idéologies, les «communs», le vivant, l’être humain même, et cela ne comptera plus pour rien. Menace d'effondrement global relançant encore la monstrueuse machine.
Sauf que ce qui compose ce texte n’a rien à voir avec une quelconque Politique. Il s’agit d’une vague interprétation de la notion d’entropie présente en thermodynamique… Notion n’ayant rien à faire en Politique.
C’est malheureusement de cette manière que pensent les «responsables», comme des comptables, des gestionnaires de flux, mais des comptables capables, sur papier, de modifier et inverser les signes de ce qu’ils et elles comptent, de ce qui compte pour elles et eux. Et hop, des destructions deviennent solidarités !
Voudrait-on instaurer «la confiance», celle que confère le montage d’un dispositif permettant «la preuve», qu’on ne s’y prendrait pas autrement…
Ces «responsables», prisES par la bêtise, ne sont pas capables de penser en «et». On ne pourrait à leurs yeux considérer et des solidarités, et «dé-penser» cet état ainsi que son action. En l’absence d’un «ou», ils et elles s’éteignent. De ce «ou» semble dépendre leur crise, pardon, leurs décisions, le «développement durable», la «croissance», le «progrès», synonymes de «démocratie» nous dira-t-on comme pour se désengager des guerres et colonialismes, des génocides et d’un asservissement général qui les font et qu’elles font… A distance.
Seule la destruction, rendue nécessaire par le dispositif fabriquant la preuve, leur permet de croire en une «pensée», en un action.
Or, joindre «phénomènes» climatiques et chômage, ce n’est que joindre ce qu’on ne pourra désunir, et le faire ici en justifiant des destructions, culturelles, sociales, politiques, environnementales, tenues à distance, «dé-pensées» comme ce qui ne compte pas.
Prenez soin de vous,
Olivier Hofman
09:57
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29.06.2010
Le FOREM de Verviers (Bel) occupé ce lundi
Des militants de la commission des travailleurs sans emploi (TSE) et de la Centrale « Jeunes » de la FGTB de Verviers et Communauté germanophone occupent depuis le début de l'après-midi les locaux du Forem verviétois. Ils protestent contre le rôle joué par cet organisme dans une « chasse aux chômeurs » qu'ils dénoncent depuis des mois.
Le Forem de Verviers occupé !
Ce lundi à 13h, un groupe de plusieurs dizaines de militants et de TSE ont investi le Forem de Verviers. Ils réclament au directeur la signature d'une attestation individuelle leur indiquant qu'il n'a pas d'emploi à leur proposer. Ils entendent ainsi dénoncer l'absurdité d'une « chasse aux chômeurs » organisée, alors que chacun reconnaît qu'il n'y a pas assez d'emploi pour tous les demandeurs.
La FGTB de Verviers et Communauté germanophone est engagée depuis la fin de l'année 2009 dans une sensibilisation de la population à cette réalité qui frappe durement les travailleurs les plus fragiles.
Le groupe de TSE avait interpellé directement le directeur du bureau régional, voici plusieurs mois, en se proposant « d'activer le Forem plutôt que les chômeurs » (voir annexe) et de proposer à l'institution un contrat, à l'image de ceux qu'elle impose à certains TSE. Une quinzaine de curriculum vitae lui était adressée avec une demande claire : trouver un job correspondant aux profils (réels) proposés...
Dans sa réponse, le directeur du Bureau régional du Forem a fini par reconnaître au détour de son argumentation qu'il n'aurait pas « la prétention d'affirmer qu'il est possible de réinsérer toutes les personnes inscrites comme demandeurs d'emploi à court terme (ni même à moyen terme) et ce serait contraire à l'évidence de nier qu'il existe toujours à l'heure actuelle un déséquilibre significatif entre l'offre et la demande de travail. »
Aujourd'hui, les militants de la FGTB de Verviers demande une confirmation publique de ce constat en continuant de revendiquer un moratoire sur les sanctions prises dans le cadre du contrôle de la disponibilité des chômeurs tant que dure la crise.
Les raisons de la colère
Depuis 2004, un plan de contrôle des chômeurs est mis en œuvre dans le cadre de leur « activation ». Il soumet, en fait, le maintien du versement d'allocations de chômage à l'appréciation par un examen à l'Onem du comportement individuel de recherche d'emploi et des efforts déployés, non pour « trouver » l'embauche mais pour la rechercher. Cette démarche est absurde en période de destruction de postes de travail !
Des milliers de TSE ont déjà été sanctionnés, perdant provisoirement ou de manière définitive leur droit à une allocation de chômage. Chacun reconnaît aujourd'hui, au moins du bout des lèvres, que ce sont les travailleurs les plus fragiles qui sont le plus touchés par ces mesures. Ce sont les moins scolarisés qui éprouvent le plus de difficultés à remplir le contrat qui leur est imposé.
Le dernier rapport de l'Onem montre ainsi qu'un chômeur bruxellois sur 60 a une « chance » d'être sanctionné pour 1 chômeur flamand sur 105. En Wallonie, c'est un chômeur sur 29 qui a été sanctionné en 2009 ! La loi Vandenbroucke a donc des effets discriminatoires. Elle conduit à sanctionner davantage les TSE dans les régions où l'emploi est le plus manquant ! Absurde, disions-nous...
Le site du Forem propose actuellement quelque 580 offres d'emploi pour plus de 15 000 chômeurs recensés dans la partie francophone de l'arrondissement.
Les militants TSE de la FGTB dénoncent encore l'obligation faite de s'inscrire dans des filières de formation sans débouché sur l'emploi et l'obligation d'envoyer des dizaines de CV qui ne seront pas lus vers des entreprises qui n'embauchent pas... Cela conduit à accepter n'importe quel emploi et à faire pression sur les conditions de travail et de rémunération de ceux qui ont un boulot, et à qui on explique que des dizaines de volontaires seraient prêts à prendre leur place, éventuellement pour moins cher !
Ce plan n'a pas créé d'emploi. Il conduit, au contraire, à culpabiliser ceux qui n'en ont pas, ceux à qui on explique qu'ils seraient les responsables de la situation. Puisqu'ils n'auraient pas « le bon comportement de recherche » d'un emploi qui n'existe pas pour eux.
Les TSE de la FGTB de Verviers rappellent avec force la responsabilité des entreprises qui bénéficient d'importantes réductions de cotisation sociales sans obligation d'embauche, et qui ne sont pas gênées de licencier alors qu'elles réalisent des profits considérables !
« Le chômage est une assurance contre la perte ou l'absence d'emploi. Par nos actions, nous voulons montrer combien est criante l'absence de travail en cette période de crise. Nous voulons dire combien sont injustes les sanctions qui frappent les TSE les plus fragiles. C'est la sécurité sociale qui est remise en cause jusque dans ses fondements. Si aujourd'hui, nous avons choisi d'investir le Forem, c'est d'abord parce c'est l'institution qui, normalement, devrait « accompagner » les demandeurs d'emploi. Or, le Forem s'est progressivement inscrit dans la même logique de culpabilisation des TSE. Nous sommes venus lui demander de manière non-violente d'accompagner notre démarche qui vise la suppression du contrôle de la disponibilité », explique Fabian Vigne, porte-parole du groupe des TSE de la FGTB de Verviers et Communauté germanophone.
Si le personnel et la direction du Forem de Verviers semblaient accepter nos revendications, ils ont dû en référer à leur supérieur hiérarchique qui a refusé de signer quoi que ce soit comme attestation, y compris la citation de Monsieur Delbrouck. Les militants ont donc décidé de rester dans les locaux du Forem au-delà de l’heure de fermeture. La police de Verviers a été amenée à intervenir pour les évacuer. L’intervention s’est déroulée de manière très professionnelle.
« Le Forem nous a démontré qu’il était partie prenante de la chasse aux chômeurs. Le directeur a bien voulu reconnaître par courrier privé qu’il n’y avait pas assez d’emploi pour tous, mais lorsqu’on demande au Forem de le faire publiquement, il refuse. Ça montre bien qu’il faut continuer le combat contre la chasse aux chômeurs, nous reviendrons ! » (Marie, militante).
Dans le contexte de la préparation de la formation d’un nouveau gouvernement, la FGTB de Verviers souligne que la question du contrôle de la disponibilité doit être plus que jamais à l’ordre du jour. Les chômeurs wallons sont objectivement discriminés dans la chasse aux chômeurs. Celle-ci n’a aucun sens en général et en période de crise en particulier. Un moratoire des sanctions doit être d’urgence mis en œuvre. Et cela, alors que le Bureau du Plan ne prévoit pas d’amélioration en termes d’emploi d’ici 2015. le monde politique doit plancher d’urgence sur d’autres politiques industrielles et d’emploi qui intègrent notamment des démarches de réduction collective du temps de travail sans perte de salaire et avec embauches compensatoires.
12:04
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28.06.2010
Occupation du toit de la Samaritaine
C'est pour dire notre refus de l'expulsion par la mairie de Paris d'un lieu d'organisation d'intermittents, de chômeurs et d'autres précaires que nous occupons le toit de l'ancienne Samaritaine.
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5110
L'immeuble est en train d'être réaménagé en un coûteux hôtel de luxe. Grâce soit rendue au propriétaire du bâtiment, le groupe L.V.M.H (2 milliards de bénéfice en 2009), et à son Directeur Stratégie, Christophe Girard, également Maire adjoint à la culture, des touristes pourront bientôt péter dans la soie et l'ancien Paris.
Nous réclamons à nouveau de la ville qu'elle reloge la coordination des intermittents et précaires.
Ce ne sont pas les moyens qui manquent.
Partout les banques ont été renflouées à coups de milliards, partout on serine qu'il va falloir faire un effort, se serrer la ceinture et les coudes, pour travailler plus. L'heure est aux plans de rigueur. On nous répète que la société vit au dessus de ses moyens, que nous sommes responsables, qu'il n'y a pas d'autre solution que de ne pas renouveler les postes de fonctionnaires, de geler les salaires, de réduire les financements de la culture, du social, des soins, de la recherche, pas d'autre solution que de rallonger la durée de cotisations ouvrant droit à la retraite alors même que la discontinuité de l'emploi rythme toujours davantage la vie de salarié, de détruire l'assurance chômage et de contraindre tout le monde à accepter n'importe quel emploi, d'activer les chômeurs et de supprimer les allocs de ceux qui ne sont pas assez motivés. Au guichet comme dans les média, on voudrait traiter chaque ayant droit (de la sécu, de l'assurance chômage, des minima sociaux...) comme un fraudeur en puissance.
On détruit une part de la production culturelle tandis que l'on investit dans la production d'une culture de la peur faite de culpabilisation et d'individualisation imposée à coup de convocations/radiations, de "contrats d'objectifs", de management.
Partout, des chômeurs, des précaires, des intermittents, des salariés licenciés, des travailleurs précaires, des sans papier font grève, s'organisent, se défendent, réinventent des solidarités. Partout, ceux qui s'organisent ont besoin de lieux pour le faire.
De hausse des loyers en expulsions, les pauvres continuent d'être invités à quitter Paris. Lorsque la ville n'investit pas de gros budgets dans des opérations de prestige du type "104" elle soutient les affaires par d'autres moyens. La ville peut-elle et doit-elle pour autant interdire toute forme d'organisation collective qui ne partage pas ces choix ?
Tout va bien pour LVMH mais en deux ans de négociations pour le relogement de la coordination des intermittents et précaires, la mairie n'a proposé que deux endroits ne réunissent pas les conditions qui permettraient de poursuivre et développer les activités en cours au 14 quai de charente, dans le 19e. Ce lieu, à mi chemin entre un centre social et une bourse du travail d'aujourd'hui risque d'être rayé de la carte dès le mois d'août.
A l'image de l'offre raisonnable d'emploi – qui contraint les chômeurs à voir à la baisse leurs prétentions salariales (montant du salaire, éloignement du domicile, secteurs d'activité...) jusqu'à la radiation au bout de 3 propositions d'offre d'emploi refusées - nous serions censés en rabattre, nous satisfaire de n'importe quelle proposition ou disparaître ?
Nous persistons : Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde
http://soutien-cipidf.toile-libre.org/
Coordination des intermittents et précaires
14-16 quai de la Charente, Paris 19e, Métro Corentin Cariou. Tel :01 40 34 59 74
http://www.cip-idf.org/
15:28
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Carhaix ou le village d’irréductible gaulois. (Radio France)
Le journaliste avec la voiture Radio News qui nous accompagnait à Carhaix m'adressece reportage. Bien qu'il y ait quelques confusions (volontaires ou involontaires),ce qui est intéressant c'est la teneur de l'interview avec Poulaille.
Fraternellement
Alain
*AFP / RADIO FRANCE - Social : Information du 18 juin 2010 : *
*Carhaix ou le village d’irréductible gaulois.*
*Carhaix dans le Finistère, le 15 JUIN à 10h00, nous sommes sur le parking de Pôle Emploi. Un agent déverrouille les portes de l’agence qui ouvre normalement. Vers 10h05 plusieurs voitures arrivent sur le parking et dans les rues adjacentes. Différentes personnes convergent silencieusement d’un pas décidé et entrent dans les locaux de l’agence pour l’emploi.*
*Alors que les premières personnes entrés mettent des badges syndicaux CGT Chômeurs, d’autres arrivent encore munies de tracts. *
*Le collectif est visiblement bien organisé et déterminé à obtenir des
réponses de la direction, sur différents dossiers et à propos des radiations. Le collectif fait remarquer également à la presse et personnes présentes qu’aucun panneaux syndicaux n’est mis en place.*
*C’est dans le calme que le collectif demande à rencontrer le directeur d’agence. Dans l’attente le groupe de personnes distribue les tracts au public, certains sont devant les pupitres informatique et d’autres dans l’attente d’être reçu pour leur rendez-vous.*
*Après plusieurs minutes, le directeur de l’agence arrive et interpelle le collectif sur les motifs de leur présence et la méthode qui visiblement
déplaît à ce dernier. Le Directeur, Monsieur POULAILLE qui est également responsable Pôle emploi Finistère, interpelle également la presse et demande sans ménagement les cartes professionnelles. Il semble que la présence de journalistes dérange la direction qui réagit sans ménagement.*
*La direction de Pôle emploi, en la personne de M. POULAILLE, parle de prise d’otage en arrivant à l’accueil, puis part. Quelques instants après le téléphone sonne sur les différents postes de travails du personnel, qui après les entretiens avec le public, quittent leur poste respectif.*
*Le collectif fini par rester seul, alors que des demandeurs d’emplois
arrivent sur convocation ou pour des renseignements. Le collectif accueille et explique en distribuant les tracts, la raison de leur présence. Visiblement les administrés comprennent et soutiennent le mouvement, certains d’entre eux rejoignent même le collectif. *
*Entre temps sur le parking un véhicule de la Gendarmerie prend place et un
adjudant rentre dans les locaux. Le Directeur de Pôle emploi sort alors du couloir ou il semble se réfugier pour interpeller et faire constater la présence du collectif. A partir de l’arrivée de la force publique, le directeur de Pôle emploi déclare que le collectif empêche le bon fonctionnement et déclare que ses agents demandent un droit de retrait.*
*Un long dialogue de sourd commence et dure pendant plusieurs minutes. La direction est visiblement braquée et refuse tout dialogue tant que le collectif sera présent dans les locaux. Il semble que le directeur Monsieur POULAILLE souhaite par tous les moyens faire sortir les manifestants et interdit formellement la distribution des tracts. *
*Le directeur déclare que si le collectif ne cède pas, il sera dans l’obligation d’utiliser les mêmes moyens que l’éveil, c'est-à-dire la force. Effectivement la direction de pôle emploi à fait délogé le collectif aux
agissement pacifique, sans ménagement par les forces de gendarmerie.*
*Dans la matinée, Il semble que le temps n’arrange rien, le dialogue est bloqué. Le nombre de véhicules de Gendarmerie grandit et quadrille le quartier, ainsi que le parking autour de l’agence Pôle Emploi. La pression avec l’arrivée importante des forces de l’ordre est de plus en plus pesante.
*Un gendarme prend place au pupitre en lieu et place de l’agent d’accueil de Pôle emploi. La symbolique est forte. Le collectif se retrouve seul à accueillir les demandeurs d’emplois, avec comme seul interlocuteur la force publique présente dans la pièce. Le personnel de Pôle emploi est remplacé par la Gendarmerie. L’un des membres du collectif interpelle verbalement en déclarant : C’est pas Pôle Emploi, mais Police emplois. C’est quand même pas normale que ce soit à nous de recevoir le public, de les renseigner à la place des agents. Alors le collectif accompagne les demandeurs jusqu’à une porte vitrée, bien gardée ou de l’autre côté le directeur de l’agence se trouve avec son personnel. *
*Suite à l’action du collectif, le directeur entrouvre la porte vitrée tenue par les militaires et déclare aux demandeurs d’emploi, qu’il est impossible de les recevoir à cause du collectif qui interdit par son action, le fonctionnement de l’agence.*
*Mécontentement des manifestants et incompréhension, car un large passage est fait pour permettre l’accès en toute liberté. Les postes informatiques sont également disponibles. On peut également voir que l’agencement des locaux peut également permettre de recevoir individuellement les personnes. Visiblement la direction profite de la présence du collectif pour justifier du refus d’accueil de la population. *
*A l’approche de midi une odeur de soupe faite par le collectif des chômeurs sur le parking envahie l’agence. En parallèle avec l’heure de fermeture le directeur demande à la Gendarmerie de prendre place plus fortement dans l’agence. Le directeur menace les manifestants d’une action plus radicale, essayant le refus de libérer les lieux. *
*Monsieur POULAILLE directeur de l’Agence Pôle Emploi, fini par céder au collectif. Il reçoit une délégation afin d’écouter les revendications, sous certaines conditions. Au bout de quelques minutes nouvel incident et le directeur suspend le dialogue. « Je continuerais à recevoir la délégation, que si les manifestants sortent ». Devant le refus de laisser quelques personnes à l’intérieur et de voir l’agence fermée pour le reste de la journée, le collectif refuse de quitter les lieux. *
*A nouveau les chômeurs en colère se retrouvent face à la gendarmerie comme seul interlocuteur. Le temps passe et en fin de compte l’agence ne ferme pas ses portes le temps de la pose méridienne.*
*A 13h30 réouverture théorique de Pôle Emploi, le directeur revient pour demander à nouveau la libération des lieux. Quelques employeurs sont reçus par le directeur, dans les bureaux sous protection de la gendarmerie, dans la partie ou se trouve le personnel. En parallèle on peut remarquer que les demandeurs d’emplois sont quand à eux raccompagnés sur le parking, par le directeur qui explique l’impossibilité de traiter leur demande par la faute du collectif. *
*Depuis le matin visiblement le directeur semble camper sur ses positions, en lien avec sa direction régionale. A l’approche de l’heure de fermeture et devant la détermination du collectif, la situation semble avancer timidement. Le Directeur d’agence également responsable territorial pour le Finistère vient avec quelques propositions suite à l’entretien téléphonique avec sa directrice régionale.*
*Visiblement la fusion de l’ANPE et des ASSEDICS a permis à la nouvelle direction de Pôle Emploi d’oublier certains droits des chômeurs explique des personnes du collectif. Le fonctionnement de Pôle emploi est plus distant et plus compliqué pour les demandeurs d’emplois. L’accueil est dépersonnalisé, le chômeur est de plus en plus seul et sans accompagnement. *
*La direction de Pôle emploi régionale se trouve à RENNES avec à la tête Madame GRINIER. Le directeur territorial en place à Carhaix propose une réunion avec le collectif à RENNES. Le problème pour répondre favorablement, n’est évidement pas simple pour le collectif. La plupart des membres n’ont que peu de moyens, d’autres sont même en fin de droits et même au RSA. L’éloignement géographique ne permet donc pas de répondre favorablement et le collectif propose une réunion sur Carhaix, point central. *
*Après de nombreuses minutes, la réponse rendue par Monsieur POULAILLE est négative. Nouveau blocage. La fin de journée approchante, l’agence va devoir fermer ses portes. Le ton monte à nouveau et se radicalise. La Gendarmerie prend peu à peu position dans l’agence, après s’être équipée et se positionne derrière la porte vitrée. Les correspondants du TELEGRAMME et de OUEST France prennent l’initiative de sortir avant la charge des forces de l’ordre. Le directeur de Pôle Emploi ouvre les portes vitrées et déclare que puisque les manifestants ne veulent pas sortir, il est dans l’obligation de faire intervenir la Gendarmerie, à la suite, je site : « d’ une occupation illégale des locaux ».*
*A partir de la charge de la Gendarmerie, qui fut néanmoins sans dommages corporels pour chaque partie, les tractations se passerons à l’extérieur des locaux, sur le parking. Les quelques chômeurs qui souhaitaient rencontrer le personnel de Pôle Emploi sont donc des lors dans l’impossibilité d’obtenir un service.*
*Monsieur POULAILLE fait des aller-retour entre les locaux et le parking ou se trouve le collectif. Les manifestants font comprendre que sans négociation l’action se poursuivra plusieurs jours si besoin. Devant l’obstination du collectif, Mme GRINIER responsable régionale de Pôle Emploi a fini par céder au collectif et accepte une rencontre sur Brest le 22 juin au comité de liaison. Reste à savoir qui sera reçu par la direction de Pôle Emploi à cette date. Direction Pôle Emploi, représentants syndicaux et collectifs devraient être présent. Depuis la mise en place de Pôle Emploi, les comités de liaisons n’étaient plus forcément opérationnels. *
*Après une certaine tractation, le collectif accepte les proposition de la direction de Pôle Emploi, pour débloquer la situation, espérant que la parole donnée sera respectée.*
*Suite à l’accord de principe, Monsieur POULAILLE accepte enfin de rencontrer la presse. Ce dernier regrette la position du collectif, qui par
l’occupation illégale des locaux a empêché le fonctionnement de l’agence et n’a pas permis d’accueillir les demandeurs d’emplois. A la question sur le pourquoi de la désertification du personnel à l’accueil Pôle Emploi, le directeur invoque une note de service qui indique l’obligation de protéger le personnel. Le directeur n’invoque donc plus le droit de retrait des agents, mais le devoir de protéger le personnel. Il reconnait l’existence d’une note de service qui donne obligation de suspendre l’accueil et la fermeture des sites, dans le cas de manifestations. *
*A la question sur la motivation du collectif et des revendications, le directeur reconnaît que les préoccupations sont légitimes et fondées. Il reconnaît également que les manifestants n’ont créés aucun désordre, ni casse et remercie vivement le collectif pour son calme.*
*Monsieur POULAILLE confirme qu’un membre du collectif représentant chaque secteur sera convié à la réunion du 22 juin prochain à Brest.*
*A la question des revendications syndicales du personnel de Pôle Emploi, le directeur reconnaît que les conditions de travail se sont dégradées et qu’il est nécessaire d’embaucher. Malheureusement Pôle Emploi est victime lui aussi des restrictions budgétaires et seul des CDD seront mis en place ponctuellement dans les agences. La délégation de services à d’autres enseignes, comme par exemple MANPOWER, ADECCO etc doit permettre une meilleure prise en charge et suivi des situations. A la question pourquoi déléguer certaines missions à d’autre enseignes plutôt que renforcer les effectifs et pérenniser le personnel de Pôle Emploi, le directeur Monsieur POULAILLE reconnaît devant la presse, que la décision est purement politique et ne s’explique pas uniquement par la récession économique. Je site : « C’est effectivement un choix politique qui est fait ! ».*
*En conclusion, le Directeur de Pôle emploi, exprime clairement à la presse, que sa direction ne perçoit pas le collectif des chômeurs comme une menace et déclare que c’est un mouvement anarchiste sans lendemain. Pôle emploi ne semble pas prendre par conséquent, le mouvement des demandeurs d’emplois comme une menace sérieuse à laquelle il faut prêter attention. *
*Le rendez-vous est donc donné par le collectif à la presse, le 22 juin pour suivre les dossiers des chômeurs en colère, car sur le fond les problèmes restent entiers.*
* Yann LERICHE*
11:56
Écrit par Collectif3maiBXL
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27.06.2010
tract jeudi 23 juin manif paris
Ci-dessous le tract distribué et collé sur les banques et
agences d'assurances ce jeudi 23 juin par quelques chômeurs en grève
sur le parcours de la manifestation parisienne contre la réforme des
retraites.
---------------------
«Qu'est-ce qui est le plus moral, créer une banque ou l'attaquer ? »
Berthold Brecht
En mai, une grève des chômeurs a commencé un peu partout en
France. Intervention en direct sur un plateau télé, occupations
d'agences Pôle Emploi, mais aussi de leurs directions départementales,
régionales et nationale, blocage de plate-formes téléphoniques
(3949), interventions à la CAF, visite de boîtes de coaching, ballades
et piquets de grève dans la rue, assemblées sur la place publique...
La grève des chômeurs, c'est une grève contre la culpabilisation, le
travail forcé, l'isolement, le management.
Aujourd'hui nous manifestons contre la réforme des retraites.
Chômeurs déjà soumis à la réduction de nos allocations, aux
injonctions à travailler toujours plus, et à la surveillance de nos
comportements, nous ne pouvons que combattre une reforme qui
détruit un droit durement gagné par les luttes ouvrières: le droit au
repos après une vie donnée aux entreprises.
Mais nous ne pouvons pas en rester au refus de l'allongement de la
durée de cotisation. Qui compte encore sur un emploi à temps plein
(donc sur descotisations à taux plein) jusqu'à 60 ans ? Quelle retraite
existe t-il aujourd'hui pour les précaires permanents, RMIstes de
longue date, RSAstes fraichement arrivés, femmes au foyer divorcées,
intermittentes de l’emploi, intérimaires depuis toujours, chômeurs à
durée indéterminée, abonnées aux emplois à temps très partiel,
auto-entrepreneurs sans clients, étudiants attardés, petits paysans
au RSA... ?
La semaine dernière lors d'un atelier collectif à Pôle emploi où nous
nous étions invités, nous avons croisé un chômeur de 60 ans et
40 kg qui cherchait un boulot dans la sécurité pour avoir droit à une
pension correcte. Une réalité banale, que le gouvernement et les
entreprises désirent généraliser, et que les centrales syndicales
dénient dans leurs propositions, ne faisant même pas le lien avec le
« minimum vieillesse ».
Il en est de la gestion des retraites comme de la gestion de la
précarité : chacun est culpabilisé pour pousser tout le monde à
rester disponible sur le marché de l'emploi le plus longtemps possible.
Nous devrions avoir honte de vivre plus longtemps, nos grands-parents
devraient culpabiliser d'avoir fait trop d'enfants, nos parents pas assez.
Et nous serions tous coupables d'endetter l'entreprise-France.
Pendant ce temps, les assurances privées et les banques développent
deplus en plus des retraites complémentaires, à l'affut de ce marché
d'avenir.
Et les banques prospèrent. Pas seulement grâce à la finance
internationale, sans laquelle le capitalisme serait soit-disant plus
éthique, mais aussi grâce à l’endettement, qui constitue déjà pour
beaucoup le seul accès possible aux besoins minimaux, et fait des
banques notre patron le plus impitoyable.
Pour justifier chaque réforme qui réduit nos revenus et accroit notre
surveillance, on ose encore invoquer le déficit publique, la crise, le
« réalisme économique ».
Pourtant chacun sait qu'en cas de crise, les banques seront sauvées
de toutes façons, et que les pauvres le payeront, tôt ou tard,
directement ou indirectement. Tout pourra alors recommencer.
Nous ne voulons pas de cette réalité-là.
NOUS NE DEVONS RIEN.
NOUS VOULONS TOUT.
17:05
Écrit par Collectif3maiBXL
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24.06.2010
Bienvenue à Police Emploi
Le 9 juin dernier a été organisé par la direction de l'agence pôle emploi de Dinan et la police, un véritable guet-apens. La direction a obligeamment prévenu la police qu' un chômeur devait se rendre ce jour là à un entretien. La basse manœuvre a pu alors s'effectuer, le directeur n'a même pas prévenu le conseiller qui devait assurer le rendez vous. Le chômeur s'est rendu à son RDV sans imaginer quel type « d'aide » il allait pouvoir bénéficier de la part du Pôle Emploi. Au sortir de l'agence, l'arrestation s'est opérée sous l'œil du personnel sidéré, en l'absence d'une direction opportunément absente ce jour là.
Mercredi dernier, nous étions une dizaine de personnes des collectifs de chômeurs de Brest et Rennes à intervenir à l’agence pôle emploi de Dinan, soutenus par les syndiqués CGT locaux.
Très vite, le directeur a appelé la police qui n’a pas jugé bon d’intervenir. En effet, dès notre arrivé notre présence a suscité des discussions avec les demandeurs d’emploi et le soutien d’une grande partie des agents. Le directeurs d’agence paraissait très embarassé que l’affaire s’ébruitent. L’occupation a duré jusqu’à la fin d’après-midi où nous avons fait part au directeur d’agence que de tel actes seraient à chaque fois suivie d’actions de notre part.
Cette journée nous a conforté dans l’idée que l’alliance entre les agents du pôle emploi et les chômeurs payera.
Ces faits sont inacceptables pour plusieurs raisons:
Ils mettent en danger le personnel en leur faisant participer à leur insu à des opérations policières.
iIs montrent que l'État n'hésite pas à exiger de ses agents qu'ils se comportent en auxiliaires de police.
Ils accentuent la défiance déjà forte que les précaires peuvent éprouver envers les institutions censées leur venir en aide.
Enfin, ils nous rappellent qu'un sans papier a été arrêté il y a quelques mois après un rendez vous au pôle Emploi d'Orléans, suite à un contrôle de papiers opéré grâce à la fameuse « lampe bleue » que la direction générale se félicite de généraliser dans les agences.
Ces faits intolérables ne choqueront sans doute pas ceux pour qui, plus que de proposer des offres, des formations, d'indemniser et d'informer les usagers sur leurs droits, Pôle Emploi a d'abord pour mission de débusquer en chaque usager le « mauvais chômeur », le « fraudeur » en puissance.
Contrôler les chômeurs, contrôler les papiers, couper les allocs, envoyer devant les tribunaux ou dans les centres de rétention, au fond, quelle différence, quand on juge les pauvres responsables de leur situation comme de tous les maux sociaux.
Mais nous savons que la plupart des conseillers comme des chômeurs n'acceptent pas ces faits, et c'est pour cela que nous sommes ici, parce que nous refusons ensemble l'évolution répressive de cette institution.
Nous revendiquons :
0. arrêt de la collaboration entre Pôle Emploi , le ministère de l'intérieur et la préfecture
0. démission du directeur de l'agence de Dinan
0. suppression des lampes bleues
0. fin de radiations sanction
0. suivi personnalisé à la demande du chômeur dans le cadre du service public
0. embauche et CDIsation des emplois précaires à Pôle Emploi
Mouvement de Chômeurs et Précaires de Rennes
mcpl2008@gmail.com
et collectif Brestois en marche contre l'injustice sociale
reseaudesluttes.brest@gmail.com
17:54
Écrit par Collectif3maiBXL
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23.06.2010
Communiqué Fédération Solidaire Sud Emploi
Communiqué du 22 juin 2010
Déclaration lue au Comité Central d’Entreprise (CCE) Pole Emploi du 22 juin 2010
Arrestation d’un demandeur d’emploi dans une agence Pole Emploi à Dinan (Bretagne)
Depuis la création de Pôle Emploi , on nous appelle des « collaborateurs», on commence malheureusement à découvrir pourquoi !
Ainsi début juin, à l’agence de Dinan, un demandeur d’emploi a été arrêté par la police dans le cadre d’une véritable « souricière » organisée avec la complicité interne de la Direction locale de l’agence. Le demandeur d’emploi a été convoqué sciemment par le Directeur d’agence , à l’insu du Conseiller qui devait le recevoir, dans le but unique d’organiser un traquenard pour interpeler cet usager à sa sortie des locaux de Pôle Emploi.
Les forces de l’ordre ont été prévenues de l’arrivée du demandeur d’emploi et ont barré les sorties du site avec 4 voitures pour procéder à l’arrestation au vu et au su de tout le monde.
Pour nous, il est évident que Pole-Emploi n’a pas à répondre à une demande ou injonction de convoquer une personne dans le seul but d’entrainer celle-ci dans une souricière.
Nous ne pouvons accepter de telles pratiques qui transforment les agences Pole Emploi en lieux d’interpellation, les agents de Pole-Emploi en auxiliaire de Police à la solde du gouvernement et qui de surcroit peuvent mettre en danger l’intégrité physique des personnels. Ce type d’intervention pouvant mal tourner.
Ces faits, ou plutôt ces méfaits, ne sont pas sans rappeler une période sombre de notre histoire.
C’est la 3eme fois (Lyon en novembre 2007, Orléans en juin 2009, Dinan juin 2010) que l’on a à déplorer de telles pratiques iniques.
Il est inadmissible que l’encadrement de Pole-Emploi puisse monter et couvrir de telles actions . Qui plus est , en l’espèce, cette souricière a été organisée à l’insu des agents.
Rappelons qu’en aucun cas nous n’avons à obéir à un ordre manifestement illégal ; en l’occurrence, le seul fait de convoquer une personne sous un prétexte fallacieux pour procéder à son interpellation est une manœuvre illégale de Pole- Emploi.
En effet, la Cour de Cassation dans un arrêt du 6 février 2007, confirmé par cinq arrêts le 11 mars 2009, a bien précisé en faisant explicitement référence à l’article 5 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. les principes de loyauté dans les convocations qui ne doivent en aucun cas revêtir un « caractère déloyal ».
Comme le rappelait le Directeur Régional de Pole Emploi Ile de France en décembre 2009 dans une note : « les Directeurs de Site ne disposent d’aucune compétence et d’aucune délégation leur permettant de prêter leur concours à l’interpellation d’un demandeur d’emploi, par les services de la Police et/ou de la Gendarmerie, dans les locaux de Pôle emploi. »
Le directeur général, qui a condamné ce type d’intervention dans les locaux de Pole -Emploi… doit prendre des mesures immédiates pour que ce type d’exaction ne se reproduise plus jamais.
13:57
Écrit par Collectif3maiBXL
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